Iceberg X-Men aux crayons aquarellables

Crayons aquarellables, X-Men Iceberg

Ma période de dessin la plus prolifique se trouve sans nul doute entre 1995 et 1996, j’avais alors 17 ans. A l’époque, je ne pouvais que rêver d’avoir une tablette graphique. C’était hors de prix (certaines le sont toujours aujourd’hui) et totalement inaccessible pour un étudiant. Donc, je dessinais de manière traditionnelle, avec des feutres noirs fins pour l’encrage et des crayons aquarellables, sur du papier. Et en bon fan de Marvel, des X-Men et des super-héros en général, je passais mon temps à dessiner des personnages de comics américains. Je collectionnais les Strange, Strange Spécial et Strange Spécial Origines notamment. Bien que ma collection soit quasiment en stand-by depuis près de 20 ans, je dois avoir plus de 300 comics. Il faudrait que je les recompte et que je les reclasse.

La découverte des crayons aquarellables

Je n’ai jamais fait de peinture traditionnelle. Pinceaux, chevalet, toiles, palette et peinture à l’huile ne m’ont jamais tenté. D’ailleurs, en général je ne suis pas trop fan du rendu de la peinture à l’huile. Je préfère de loin la peinture et le dessin numérique. Je n’ai jamais tenté l’aquarelle non plus, bien que j’aime assez le résultat qu’on peut obtenir, entre le dessin et la peinture. Et je ne sais plus du tout de quelle façon, mais un jour j’ai découvert les crayons aquarellables. A mon avis il s’agissait tout simplement d’une erreur d’achat à l’époque. Je pense que je voulais probablement des crayons de couleur simples.

Les crayons aquarellables se présentent donc exactement comme des crayons de couleur classiques et peuvent s’utiliser exactement de la même façon. A un détail près ! Les mines sont plus tendres et pour cause. Il s’agit de peinture sèche et compressée. Le rendu des crayons de couleur est particulier. La mine frotte la surface du papier. Plus le papier est épais et plus la couleur est diffuse. Difficile de faire des couleurs vives sans écraser le papier et laisser les marques de la mine. Avec un pinceau et de la peinture, nous n’avons pas ce problème. La peinture étant plus ou moins fluide, elle recouvre parfaitement toute la surface du papier quelle que soit sa texture.

Et justement, l’énorme avantage des crayons aquarellables, c’est qu’on peut obtenir un rendu similaire. On peut colorier sans trop appuyer pour ne pas abimer le papier. Ensuite il suffit d’humidifier et de diffuser la couleur comme on le souhaite. L’utilisation d’un pinceau est assez délicate. Personnellement, je me servais de coton-tiges humides. Grâce à cela je pouvais obtenir des couleurs vives plus uniformes. Quoique je n’utilisais probablement pas cette technique à son plein potentiel.

Une copie pure et simple

Ce que vous voyez n’est qu’une bête (et pâle) copie d’une case des aventures des X-Men. Je ne me souviens plus ni de l’album duquel elle est tirée ni du nom du dessinateur. A l’époque, j’étais incapable d’inventer un dessin. Pour moi, dessiner se résumait donc à recopier des illustrations du mieux que je pouvais, le plus fidèlement possible. Aujourd’hui, je ne copie plus, mais je suis encore incapable de dessiner correctement sans références. Pour chaque dessin, je me constitue une petite base de photos de références et je pioche dans certaines d’entre elles pour obtenir la composition qui me convient. Je peux ajouter ou transformer des éléments pour obtenir le résultat que je souhaite (ou du moins pour m’en approcher). Ceci me permet de créer des dessins uniques, mais il est loin encore, très loin même, le temps où je pourrai créer mes propres dessins, personnages, objets et environnement d’une simple réflexion, sans la moindre référence.

Comparaison crayons aquarellables et dessin numérique

Pour le fun et pour voir la différence entre les couleurs et les traits, j’ai eu envie de refaire ce dessin au format entièrement numérique. Pour le coup, j’ai simplement mis le dessin d’origine sur un calque de fond et j’ai repassé sur tous les traits et repeints toutes les couleurs, avec mon coup de crayon (stylet) actuel. Est-il utile de préciser que le dessin aux crayons aquarellables et à gauche et le dessin numérique à droite ? Je pense qu’on voit immédiatement la différence.

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